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Un petit essai sur ma compréhension personnelle du concept de Temps...
Le temps quoi qu’est-ce ?

Sur la nature du temps

Actualité > Blog | janvier 2008

Un petit essai sur ma compréhension personnelle du concept de Temps...
Le temps quoi qu’est-ce ?

Statuons nos a priori

Si vous avez, comme moi, eu la malchance de passer par le CP, le CE1 et toutes les classes qui s’en suivaient, vous avez peu apprendre que le temps c’est une ligne. Généralement, l’orientation de la flèche va de gauche à droite, du passé vers le futur, et un trait au milieu représente le présent.

Sans commencé à déballer tout ce qui ne vas pas avec cette image, continuons à statuer nos a priori. A priori, pour tout ceux d’entre nous qui ne sont pas des religieux pratiquant dont l’esprit est orienté "Dieu fait tout" - notez bien que je ne critique pas, c’est juste un point de vue que je ne partage pas totalement même si ma théorie l’inclus - vous pensez que le Futur est relativement ouvert. Que dans le futur, vous avez le choix. Et que chacun de vos choix peut modifier la suite de votre futur, etc. C’est ce à quoi on se réfère généralement en citant le libre arbitre. Le Futur est donc par nature a priori indéfini.

Le Présent est considéré comme le point de fuite du futur. Il est l’instant. L’instant unique et indivisible où vous êtes en train de faire ce que vous êtes en train de faire et rien d’autre - actuellement, lire ce blog.

Le Passé, c’est les choses révolues. Il est unique également, puisqu’il découle du présent.

Critique logique du modèle de flèche du temps.

Bien qu’elle soit utililsé dans bon nombre de théories, l’illustration de flèche est déjà en inadéquation avec la notion du futur que nous avons. En effet, si on se réfère à plus haut, le futur n’est pas une flèche tant qu’il n’est pas passé dans le présent, mais un océan de probablilité.

Or, un futur de cette nature, est nécessairement au minimum bidimensionel (une dimension étant le temps, l’autre, représentant chaque probabilité). Si on reprends la logique que le présent est unique, on peut alors construire un arbre de probabilités et par essence, un arbre est déjà bidimensionel au minimum.

Le petit problème que j’aimerais adressé maintenant est un peu plus complexe, surtout pour les non-physiciens. Il s’agit du probleme du changement de nombre de dimension. A savoir qu’un objet mathématique, comme le temps, ne peut pas changer de nature... cela va a l’encontre de toute logique et surtout rend toute forme de manipulation de cette objet totalement précaire. Cependant, lorsque le temps passe de son état futur à l’état présent dans notre schéma actuel, il y a changement de nature. Il n’est plus bidimensionel, mais devient unidimensionel (retrouve son statut de ligne en un point spécial qu’on appelle présent).

Pour régler ce problème deux solutions :

  • La première solution, radicale : On accepte que le futur est prédestiné. Unique et indivisible, que tout est suite d’évenements chaotiques, quantiques, fractales et chimiques et que même si nous n’y avons pas accès, il existe un schéma unique pour lequel le destin est déjà tout tracé. Pour les croyants, ce schéma est le plan de Dieu.
  • La seconde solution est tout aussi radicale, mais plus difficile à visualiser. Si on part du précept inverse où le futur est bien inderterminé, et qu’on tente d’ôter l’idée de changement de nature du temps, on obtient un futur Bidimensionel (temps/probabilité), il est donc logique d’assumer que la nature de présent est multiple, bidimensionel...

Présent multiple

Alors là, en voila un truc difficile à comprendre, étant donné qu’on n’a le sentiment de ne percevoir qu’un seul présent, le croire multiple est juste insensé a priori. Mais de la même façon que lorsque je ferme mes volets, je n’assume pas que le monde extérieur cesse d’exister juste parce que je n’ai aucun moyen de le percevoir, il semble dément d’assumer que parce qu’on n’en perçoit qu’un seul il n’en existe qu’un seul. Même si la théorie d’un temps bidimensionel est généralement rejeté par les physiciens (dans le cadre de la théorie de cordes N=2, par exemple), elle a des implications psychologiques et philosophiques interessantes.

On aura tendance à comprendre facilement que le futur est une multitude de potentiels mais notre appréhension naturel est que le présent est un et indivisible, tout comme le passé. Hors, n’importe quel historien vous dira que le passé n’est que ce dont on peut retrouver comme trace.

Finalement tout comme le passé, le présent est relatif au point de vue de l’observateur - merci relativité générale - ce qui tendrait à signifier que plus il y a d’observateurs, plus il y a de présents. C’est là que les choses se compliquent un peu.
Implications

Concrètement, que cela change-t-il ?

D’abord, ça nous offre un point de vue sur un monde bien moins certain et certifié conforme. Le fait que je sois moi, et que je pense ceci du présent n’invalidant pas du tout le fait que mon voisin en pense le contraire, chaque présent étant une manifestation de la conscience et pas une manifestation de l’univers.

Cela impliquerais sans doute également que le temps n’existe pas dans l’absolu, mais s’avère être un construct mental sans réalité physique pour le soutenir. Donc, par définition, ce ne serait pas le temps qui avance, mais notre point de vue sur l’endroit où nous nous trouvont dans le temps qui change. Cette idée d’un temps psychologique, je l’avance de mon expérience personnelle. J’étais plongeur - 1, 3, 5m > du plongeoir, pas avec des bouteilles - et la notion de temps est totalement abstraite lorsqu’on se trouve en chute libre de 5 mètres de haut. On a le temps de voir, de ressentir un milier de chose avant de toucher l’eau. Le temps semble littéralement ralentir puisqu’en 1.6 secondes, on a le temps de voir tout ce qui se passe et d’agir sur sa trajectoire de s’ouvrir de sentir les crampes, etc...

Le même phénomène se produit lors d’un accident, tout se déroule au ralentit autour de nous. Plus communément, entre 3 et 8 ans, le temps semble s’étirer en des journées interminable, et passé le cap de l’adolscence, les jours commence à s’accellerer, jusqu’à ce qu’à l’âge adulte, on ne voit plus défiler les années. La douleur physique a également tendance à influer sur la perception du temps.

S’il existe une quantification mathématique du passage du temps - l’horloge - le temps psychologique me semble définitivement plus logique à exploiter... il pourrait même expliquer les phénomènes de déjà vu...

Affaire à suivre ^_^


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